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Se protéger des bestioles et des plantes

Se protéger des bestioles et des plantes

Excellent article de Rémi Carles, Pharmacien, qui nous explique comment se protéger des bestioles et des plantes.

Face aux agressions chimiques ou infectieuses dont ces éléments sont capables, il convient de distinguer la réaction classique de la réaction allergique.

Se protéger des bestioles et des plantes

La réaction allergique

La réaction allergique grave peut découler de n’importe quelle substance que le système immunitaire reconnaît comme étrangère et se caractérise par :

  • Respiration difficile et/ou sifflante,
  • Pâleur, sensation de faiblesse,
  • Gonflement de la gorge, du visage, du pourtour des yeux,
  • Rougeurs et démangeaisons généralisées,
  • Vomissements.

Il s’agit d’une situation d’urgence qui nécessite le recours à une aide médicale dans les plus brefs délais. En attendant, et sur les conseils d’un médecin qui vous fera un prescription, il peut être utile de se munir d’un anti-inflammatoire corticoïde d’action rapide ou d’une seringue d’adrénaline. Ces médicaments peuvent être très dangereux si ils sont mal utilisés donc n’improvisez pas ! En dehors de la réaction allergique, les plantes et animaux ont des effets divers sur la santé. L’anticipation du risque dépend beaucoup de la région du monde où vous comptez vous promener. Je n’aborderai donc ici que des généralités.

Moustiques et mouches piqueuses

Ils sont attirés par la lumière, par la chaleur et les gaz expirés par les mammifères. Les anti-moustiques peuvent être à base d’insecticides ou d’huiles essentielles. Les plus efficaces sont ceux qui mélangent plusieurs principes actifs. On les applique directement sur la peau. Ils peuvent être combinés avec des moustiquaires, des sprays pour vêtements et des bracelets.

Attention à la photosensibilité liée aux huiles essentielles.

Tiques

Elles grimpent dans les hautes herbes et s’accrochent à tout ce qui passe. Leur piqûre est indolore et peut provoquer des maladies graves, surtout si elles restent accrochées plusieurs jours. La meilleure façon de les enlever, c’est avec un crochet spécial qui les saisit par la tête et les dévisse de leur emprise. Toute autre méthode (arrachage, écrasement, brûlure, éther, huile…) risque de provoquer l’injection du contenu de la tique dans la plaie.

Serpents

Si vous êtes mordu, ne paniquez pas ! Le venin des serpents leur est précieux car il leur sert à chasser, donc en cas de morsure défensive, ils choisissent dans 90% des cas de ne pas l’utiliser. D’autre part, paniquer augmente le débit sanguin et accélère la répartition du venin, si venin il y a. N’essayez pas de sucer, découper ou brûler la plaie. Ça n’aide pas. Les pompes du style aspi-venin peuvent fonctionner sur les piqûres d’insectes et autres arthropodes. Mais pas ou très peu fonctionnent avec les serpents. En effet, ces derniers injectent leur venin avec plus de force, ce qui le dilue dans la circulation sanguine beaucoup plus vite. Dans tous les cas, essayez de:

  • récupérer une photo ou une bonne description du serpent,
  • désinfecter la plaie,
  • et aller aux urgences.

Méduses et autres animaux marins

Les venins des animaux marins sont, en général, détruits par la chaleur. Si la plaie n’est pas trop abîmée, y appliquer du sable chaud peut soulager la douleur. De l’eau chaude ou de l’urine peuvent également être utilisées.

Plantes et champignons

En règle générale, ne touchez pas aux plantes et champignons que vous ne connaissez pas, et surtout ne vous mettez pas les doigts dans les yeux ou la bouche après. Tous les champignons comestibles ont des sosies toxiques, et leur aspect peut changer si il a plu ou si un animal a uriné dessus. Pour identifier un champignon, il faut le ramasser avec l’intégralité de son pied, noter près de quel arbre il pousse et le transporter dans un contenant aéré (panier en osier, sac en tissu, rien de trop étanche). Dans tous les cas, si démangeaisons il y a, et en l’absence de plaie ouverte ou de saignement, il existe deux sortes de crèmes, gels ou sticks apaisants utilisables :

  • Avec cortisone : Plus efficaces mais se conservant moins bien, ils sont à utiliser avec modération, l’abus de cortisone est dangereux pour la santé et favorise les infections. Ne pas utiliser chez les enfants.
  • Sans cortisone : En général moins efficace mais se conservant mieux, on peut en mettre plus souvent et il existe des formulations pour enfants. Attention aux formulations aux huiles essentielles, puissantes mais photosensibilisantes et à éviter chez les moins de 6 ans.

Pensez également aux conséquences du gonflement dû à l’irritation et enlevez rapidement vêtements serrés et bijoux dans la zone touchée pour éviter un effet garrot. Emportez ciseaux et pince coupante pour vous aider. Ce conseil est également valable pour les gonflements liés aux entorses et fractures. Une pince à épiler peut-être utile pour retirer les dards d’abeilles et autres épines végétales.

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Se protéger de la chaleur

Se protéger de la chaleur

Cet article est le second d’une série de conseils. Ecrit par Rémi Carles, pharmacien, il nous donne un éclairage sur les moyens de protection face aux phénomènes rencontrés en pleine nature.

Se protéger de la chaleur

Le corps humain fonctionne de manière optimale entre 36,5°C et 37,5°C. La chaleur est produite par le métabolisme de base et le travail musculaire, y compris des muscles digestifs. Elle est éliminée par:

  • le rayonnement infrarouge,
  • le transfert de chaleur via la peau vers l’air ambiant
  • et l’évaporation par la respiration et la transpiration.
  • En cas d’effort physique, la transpiration devient le principal mécanisme de rafraîchissement.

C’est donc ce mécanisme de transpiration qu’il faut soutenir en cas d’effort, en particulier en milieu chaud et humide:

  • Prévoyez de l’eau en suffisance pour compenser les pertes hydriques,
  • Ayez de quoi éponger la sueur chaude pour l’éliminer et permettre le renouvellement de la sudation,
  • Envisagez un brumisateur d’eau.
  • Une couverture de survie, face argentée vers l’extérieur, protège du rayonnement solaire MAIS est étanche à l’eau et ne favorise donc pas la transpiration.
  • Jeunes enfants et personnes âgées ont plus de difficulté à maintenir leur température corporelle et doivent donc bénéficier d’une attention particulière.
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Se protéger du soleil

Se protéger du soleil en randonnée

Source de chaleur et de lumière avec un certain effet antidépresseur, la lumière solaire peut aussi brûler, y compris dans des conditions d’apparente fraîcheur climatique. Sont particulièrement concernés les jeunes enfants et les personnes au teint clair. Se protéger du soleil est essentiel

Se protéger du soleil

La prévention passe surtout par le port de chapeaux et de vêtements clairs ainsi que par l’application de crèmes ou sprays solaires sur les zones découvertes. Pensez aussi à la réflexion du rayonnement sur les surfaces claires (neige, rochers ou sables blancs). Il y a plusieurs sortes de produits de protection solaire :

  • Les crèmes solaires sont en général un peu plus efficaces que les sprays car on peut en tartiner une couche plus épaisse, par contre ça graisse les doigts et c’est un peu moins propre.
  • Les protections chimiques et minérales sont équivalentes en efficacité, les minérales sont mieux tolérées chez les peaux très sensibles mais donnent un effet brillant.
  • Les indices de protection (IP, FPS ou SPF) ne sont pas directement proportionnels aux taux d’UV bloqués. Une crème d’indice 30 bloque 97% des UVB, contre 98% pour un indice 50. Il n’y a pas de quantification du blocage des UVA.
  • Pour les bébés, il faut rechercher les formulations les plus simples possibles, sans parfum. Attention : mettre de la crème solaire, même en grande quantité, ne vous blinde pas complètement contre le soleil. Le port de crème ne doit pas vous encourager à vous exposer déraisonnablement.

Les produits photosensibilisants

Les produits photosensibilisants sont contre-indiqués avec l’exposition solaire. La photosensibilité peut prendre la forme d’une réaction phototoxique, sorte de gros coup de soleil d’apparition rapide, ou d’une photoallergie, parfois d’apparition différée, qui comporte éruptions cutanées et démangeaisons. Selon le cas, il faut éviter soit le photosensibilisant, soit le soleil ! Sont photosensibilisants connus

  • Les huiles essentielles et les extraits végétaux en général, présente dans certains cosmétiques, la plupart des parfums, certains déodorants, certains anti-moustiques…
  • L’alcool (en application locale),
  • Le rétinol, le triclosan et d’autres anti bactériens.
  • Des médicaments. Il y en a plus d’une trentaine parmi ceux couramment prescrits ou en automédication. Lisez bien les notices ! Voici une liste complète qui date de 2011